dimanche 13 septembre 2009

Grippe A(H1N1) la Grippe bananière ( Billet d'humeur)

 
La grippe bananière, c'est comme la république bananière, un régime où une seule personne importante, qui a  par l'argent, le pouvoir sur tous les autres,  impose ce pouvoir sans contrôle. La gestion actuelle de la grippe en France  rappelle  un peu cette situation.
On ne sait plus où est l'information, l'Intox . C'est n'importe quoi. L'opacité grandit en même temps que l'angoisse des gens.

Les sujets qui fâchent :

Les prévisions alarmistes : elles affolent les gens et finissent par semer le doute. Peu de médecins y croient. Et comme la grippe tarde, on commence à dire que ce sera pour la fin de l'hiver ou pour l'automne prochain. Moi, petit pédiatre, je dis : "on aura sûrement une grippe, saisonnière ou autre, dans les 10 ans à venir".

La contagiosité de cette grippe. Il y a si peu de cas par rapport à une grippe saisonnière classique. Elle est donc peu contagieuse.


La gravité : même situation. Alors qu'en 1968, il y a eu 30 000 morts en quelques semaines, on nous parle de 5 morts et  "certains" ajoutent au vu de ces chiffres que cette grippe est 100 fois plus dangereuse que la forme classique car  etc. .. Des arguments curieux. 5 Morts contre 30 000 c'est assez parlant. La grippe actuelle pour le moment est gentille.

Les masques :
1.Les masques chirurgicaux (tout public) évitent seulement et très douteusement de contaminer son voisin.
2. Les masques FFP2 réservés aux "professionnels" sont si étanches qu'on étouffe et qu'il est impossible de les garder plus de 10 minutes. Heureusement, ils sont réservés aux professionnels qui les enlèveront rapidement. Cela évitera des morts par asphyxie.

Le vaccin : globalement c'est une bonne chose, il faut le reconnaitre. Sa fabrication rapide et surtout son utilisation massive aussitôt inquiète.

Qui vacciner ?  Alors que la maladie toucherait les jeunes, on va vacciner les femmes enceintes et les sujets fragiles (qui refusent rarement les vaccins).

Pour les femmes enceintes : ça ne devrait pas coûter cher car depuis longtemps, on vaccine peu les femmes enceintes pour 2 raisons:
les femmes enceintes sont en période de "tolérance immunitaire" et donc réagissent peu aux vaccins qui sont moins efficaces chez elles.
En cas de réaction indésirable, le fœtus, en formation, risque de subir des dommages non évalués, donc prudence.



Les sujets fragiles : ils préfèrent prendre leurs précautions et  se font facilement vacciner; leurs choix sont compréhensibles et respectables.

L'organisation des vaccinations :
Le gouvernement informe donc, avec l'aide le l'OMS à propos de la grippe. Il dit "qui il faut vacciner", Il organise la campagne de vaccination. Le gouvernement maitrise donc toute la chaine.  On se croirait dans un pays de l'Est du temps de Staline. Il n'y a plus aucune place pour l'échange public, aucune démocratie.

En pratique : selon les informations qui peuvent changer: les vaccinations organisées par les préfets, auront lieu dans des centres (des gymnases !!)  avec médecins, infirmier(e)s secrétaires, étudiants en médecine et étudiants infirmiers tous volontaires mais qui (pour assurer officiellement  leur responsabilité) seront réquisitionnés . Autrement dit, ils seront rendus irresponsables pour les assurer et pourquoi pas  pour, peut être leur permettre de mieux accepter les consignes "supérieures".




Eviter de voir des malades. Et la solidarité et l'entraide qu'en faisons-nous ? Retourne-t-on au Moyen âge ?
Faut-il mettre une clochette aux malades ou un bracelet GPS (c'est plus tendance!) ?
La peste se soigne, de même que la lèpre et bien d'autres maladies.














Lépreux sonnant sa cloche pour avertir les passants. (Manuscrit latin du XIVe siècle)


Le régime de la grippe bananière se met donc en place.

Pourtant il existe en France, une médecine de qualité, avec des médecins généralistes, des spécialistes, des hospitaliers qui connaissent leurs patients et pourront les vacciner facilement, et individuellement. Les "fragiles et les femmes enceintes " ne sont pas si nombreux et même s’ils surchargent notre activité durant quelques jours, on s'en sortira.

On ne comprend donc pas pourquoi l'Etat se substitue au système de santé existant dont notre ministre a eu la gentillesse de rappeler qu'il était le meilleur du monde. Le système du préfet serait-il meilleur que  "le meilleur du monde" ?
Cela fait penser au sketch de Coluche sur les lessives: qu'est ce qui lave  "plus blanc que blanc"
Le seul souci c'est qu'il ne s'agit pas ici de lessive, mais de la santé des gens : enfants et femmes enceintes compris.



"La grippe inquiète,  la grippe bananière affole. "

Pour le moment :
 On reste calme , on prévoit des mouchoirs et du paracétamol , on prend l'avis de son médecin habituel. 


.Bananier, ière : République bananière: apparemment démocratique, mais régie par les intérêts privés de la prévarication ( comme les régimes d'Amérique centrale dominés par de grandes exploitations agricoles (Petit Robert)

jeudi 10 septembre 2009

Grippe A(H1N1) : Les soins aux jeunes enfants.


On lit beaucoup de chose à propos de cette grippe dont on voit peu de cas en France.
Parmi les « groupes à risque », se trouveraient « les jeunes enfants de moins de 2 ans»



















"Essaye de m'ausculter maintenant"



Que faire avec eux ?
Il faut déjà noter la difficulté du diagnostic car les myalgies et les courbatures ne se voient pas. Un bébé fébrile grognon, c’est très banal. Est-ce pour autant la grippe ? N’importe quelle rhino-pharyngite peut simuler une grippe.
Par ailleurs la grippe n’est pas très fréquente chez les petits enfants. Voici le graphique de la répartition des cas  en fonction de l'âge, telle que je l’ai observée à mon cabinet durant les années précédentes (541 cas), entre 2004 et 2009 :












  Graphe: Syndrome grippal ( Nombre de cas) et age des enfants (2004-2009)

Il y a peu d’enfants de moins de deux ans (68 cas) et le pic se situe entre 3 et 4 ans. A cet âge le diagnostic est facile. Il n’y a pas eu de complications chez ces enfants, mais  l’hôpital a fait état de quelques sinusites potentiellement graves, qui ont guéri. Il n’y a pas beaucoup de grands enfants dans cette série, car sans doute vont-ils plus volontiers chez les médecins généralistes.

Prévention : 



1. On reste calme.
2. Le vaccin n’est pas disponible et beaucoup de parents me disent avoir des réticences.  Quand le vaccin aura été utilisé chez d’autres et qu’on connaitra sa tolérance et son efficacité, on avisera. Par chance, la production semble un peu en retard chez nous.
3. Si une épidémie survient, il peut être raisonnable pour ceux qui sont en collectivités, de trouver un mode de garde individuel chez une personne de la famille ou un voisin.

La maladie est là :

Si l’enfant est malade, il faut aller voir son « pédiatre ». Les pédiatres sont habitués aux maladies des petits enfants et savent en général prendre en charge les inquiétudes des parents. Première question : est-ce une grippe ? Le médecin peut (hors contexte épidémique flagrant) avoir des hésitations. Il ne faut pas lui en vouloir. C’est difficile la pédiatrie. L’essentiel est l’évaluation de l’état de santé de l’enfant.

Le traitement :



Le plus souvent le traitement se limitera au traitement de la fièvre, du nez, s’il est encombré et de la toux. L’humidification qui fluidifie les secrétions est utile. On pensera à donner à boire, ne pas couvrir, et fractionner les repas si l’enfant vomit.
On aérera la maison pour limiter la concentration de virus et donc la contagion ; Le port d’un masque par le bébé me semble dangereux, Pour les parents sains il est illusoire.

Les signes d’alertes sont surtout respiratoires : difficulté à respirer, sifflement ou crépitation respiratoire, difficulté à s’alimenter, vomissements.

« Toux n’est pas grippe, grippe n’est pas tout »




Illustration: Chloé, 6 mois,"Essaye de m'ausculter maintenant"  Gravure à l'eau forte (Dr Gamin)

PS: l'étude Australienne publiée dans le NEJM montre en effet qu'il y a plus de petits nourrissons de moins de 1 ans hospitalisés pour grippe, mais il ne font pas des formes particulièrement sévères. En France, on devrait avoir un phénomène amplifié, car les consignes aux médecins, d'hospitaliser facilement les bébés ont étés répétées et on peut comprendre la prudence de ceux ci (note du 6 /11/2009).

mots clés: A(H1N1), bébé, enfant, Grippe, soins, statistiques, vaccin

samedi 5 septembre 2009

Grippe A(H1N1) et rentrée scolaire: plus de questions que de réponses


 A
trop vouloir tout prévoir quand ce n’est pas possible et quand on n’a pas d’argent pour financer, on alimente la pagaille.
 12 millions d’élèves entrent en classe. Les instructions sont assez claires. Mais les discours assez alarmistes contrastant avec un avenir incertain, inquiètent. Comment savoir ? On ne peut pas connaître l’avenir mais on peut analyser le passé. J'ai donc ouvert mon ordinateur . Mon activité durant ces 4 dernières années concerne 4600 enfants différents avec 48000 actes (diagnostics, certificats, examens de laboratoires...). Je peux tout analyser comme je le veux, c'est très facile (vive l'informatique!)
Que s’est-il passé les années précédentes ? j’ai donc regardé dans le fichier  :


1.      l’apparition des épisodes de toux (Toux banale sans gravité, signe qui peut faire craindre la grippe ) :1070 cas.


2.      la survenue de la grippe saisonnière : 541 cas.
 Qu’appelle-t-on grippe et comment fait-on le diagnostic ? La « grippe », que je préfère appeler syndrome grippal associe forte fièvre, toux, courbatures,   grande fatigue, et un contexte épidémique.   Tous les patients ont la même chose. C’est suspect le premier jour  quand l’épidémie commence, mais évident le second. Cette année, l’hôpital disposait de tests rapides qui ont permis un diagnostic avec certitude.

Virions grippaux (Myxovirus influenzae) quittant leur cellule hôte, grossis 100 000 fois (microscope electronique). cliché Wikipedia









3.       NB : Méthodologie : On notera que les sujets qui sont grippés et qui donc toussent aussi ne sont pas comptés parmi les tousseurs On n’est compté qu’une seule fois

Graphe 1 :  Épisodes de toux (nombre de cas) et mois de l’année  de 2005 à  avril 2009 


















Graphe 1
  
Graphe 2 : Grippe classique et mois de l’année de 2005 à avril 2009    

   









Graphe 2


            Sur le graphe 1 qui correspond aux toux, on voit facilement que les enfants ne toussent pas au mois d’aôut (10 cas) mais commencent dès septembre (72 cas) avec un maximum en décembre (158 cas) et janvier (151 cas). Ceci indique que la rentrée scolaire est rapidement suivie de toux. Est-ce la promiscuité, le temps ou les 2 ? La mise en route du chauffage est en tout cas déterminante par la convection qu’elle produit.


Sur le graphe 2 qui correspond aux grippes, on observe un pic extrêmement brutal en janvier et février. Ce pic, bien que concernant les 4 dernières années est essentiellement dû à l’épidémie de grippe saisonnière A(H1N1) du début de cette année. Cette année (2009) il y a eu deux alertes,  l’une mi janvier et l’autre fin février. Il y a un fond de "syndromes grippaux" qui sont probablement des copies - ça ressemble à- , ou peut-être des vraies grippes isolées, comme on le voit pour la maladie actuelle. Quand c'est bénin, je ne fais aucun test. Les enfants et leurs parents n'aiment pas les piqures. Ils ont raison.


Discussion :
On voit donc que les enfants toussent rapidement après la rentrée. On peut s’attendre donc à des craintes voire un début de panique assez rapide des les premières toux. Les parents auront peur de la grippe d’autant que rien n’est prévu pour  garder les enfants. Il y aura sûrement des fausses alertes, mais la grippe attend en général que l’hiver soit bien installé.


" Toux n’est pas grippe, grippe n'est pas tout ! "



La grippe devrait, avec un peu de chance, survenir plus tard.

Recommandations gouvernementales  (extraits) : Site du gouvernement sur la grippe

Quels sont les gestes barrières ?
Se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier quand on tousse ou on éternue ; le jeter ensuite dans une poubelle fermée et se laver soigneusement les mains.
Se laver les mains régulièrement et avec soin, avec du savon ou une solution hydro-alcoolique en comptant jusqu’à 30.
Éviter tout contact avec une personne malade.

En pratique :
Préparons nos mouchoirs et ce qu’il faut pour la fièvre.
En attendant, on reste calme.

« Le gouvernement veille, le virus est en veille. Restons actifs. »






vendredi 4 septembre 2009

La cueillette des Champignons

La promenade en forêt avec des enfants est souvent appréciée quelque soit l'âge. La présence de champignons rend cette sortie beaucoup plus intéressante. Le but n'est pas nécessairement de ramasser, mais d'observer, photographier, créer des bons moments d'échange entre les parents et les enfants. J'entends souvent dire "Je n'y connais rien, je n'y vais pas" alors qu'il faut penser " Je n'y connais rien, j'observe et je ne touche pas". D'ailleurs, tout le monde connait certains champignons.





Mêmes les enfants savent que ce champignon tout rouge avec des points blancs qu'on retrouve dans les dessins animés, est toxique. On ne le ramasse pas et on ne lui donne pas un coup de pied. Il n'est pas dangereux puisque tout le monde le connait. Cela n'avance pas beaucoup de savoir qu'il s'agit d'amanita muscaria ou amanite tue-mouche. Pour nous, médecins, c'est mieux de savoir qu'il contient de la muscarine, qu'il est dangereux mais pas forcement mortel: la situation est sérieuse mais non désespérée.

Celui ci est plus difficile. C'est le plus dangereux de tous, responsable de la plupart des intoxications. C'est une amanite, avec un anneau blanc autour du pied et une volve en sac (comme un sac engainant le pied) parfois enterrée.  On le trouve partout, sous les chênes surtout mais pas seulement.  c'est amanita phalloides ou amanite phalloïde. Il est mortel: On ne le touche pas. Un seul spécimen même petit ( les petits sont plus faciles à confondre) peut tuer tout le monde. La situation est extrêmement sérieuse.



Mais il n'y a pas que des champignons toxiques. Quel bonheur de rencontrer celui ci. Quand on le retourne, on voit qu'il n'a pas de lames sous le chapeau mais des petits trous, ce sont des pores qui contiennent les spores utiles pour la reproduction du champignon. Celui ci est boletus edulis ou cèpe de Bordeaux excellent comestible, coupé en tranches et passé à la poêle avec un peu d'huile d'olive.

L'observation au microscope des spores des champignons permet parfois de mieux le reconnaitre. Tous les bolets ont des spores qui se ressemblent mais le microscope ne vous permet pas de savoir si le champignon est comestible ainsi boletus satanas toxique a les mêmes spores que boletus édulis délicieux.




Là aussi c'est un vrai bonheur et celui-ci est difficile à confondre Un vrai délice. Les savants l'appellent cantharellus cibarius, et d'autres "girolle ou chanterelle". On le trouve facilement en vente.






Un petit dernier. Il est si beau dans le soleil et très courant. Il pousse sur les vieux troncs de hêtres. Heureusement qu'on ne doit pas retenir son nom : oudemansiella mucida  ou plus simplement mucidule visqueuse ! Il est non comestible, seulement décoratif.





Quelques informations pour finir :
Si vous n'êtes pas sûr, observez et passez votre chemin
Si vous ramassez un champignon, prenez le entier, avec tout le pied pour permettre une identification plus facile.
Montrez votre cueillette à votre pharmacien. Certains sont très connaisseurs et d'autres moins.

Souvenez vous que pour se nourrir, les champignons recourent à leur mycélium qui peut atteindre plusieurs m². Ne piétinez pas inutilement autour d'une espèce rare.

Ce mycélium apporte au champignon sa nourriture mais aussi des polluants.

Les champignons ont la fâcheuse tendance à concentrer les radio-éléments en particulier le Césium radioactif. Dans certaines régions françaises (Savoie, Drôme Corse) carte de France de la radiactivité,  les mycologues ne ramassent plus les champignons depuis l'accident de Tchernobyl.


Dans le même ordre d'idée, il ne faut acheter que des champignons dont on connait l'origine ("importé de Russie ou de l'est" = éviter).
On a même connu un camion de "Champignons italiens" qui venait tout droit de Russie.


Bonne promenade.

" Si je ne connais pas, j'observe et je ne touche pas"

Toutes les Photographies ont été faites par le Dr Gamin ou ses enfants.

  Si vous  utilisez  ces Photos, merci de mettre un lien vers ce blog.





















jeudi 3 septembre 2009

Le lait de vache, c’est pour les petits veaux !

Il existe des différences essentielles entre l’Homme et la vache :
L’Homme en apparence n’a pas de cornes ! (en général)
L’Homme est un omnivore. La vache est végétarienne
L’Homme ronchonne. La vache rumine. Ceci est important.


La laitière. Johannes Vermeer (Rijkmuseum, Amsterdam) (XVIIème siècle)


Entre le lait humain et le lait des autres mammifères, tout diffère :

Les protéines : 40 g/litre chez la vache contre 12 à 20 g seulement chez l’humain. Car le petit veau atteint sa taille adulte vers un an.

Les graisses : 40 g/litre dans les deux espèces, mais elles sont très différentes. La rumination qui facilite le travail des bactéries dans le rumen de la vache sature les graisses présentes dans l’herbe. Ainsi les animaux ruminants ont des graisses très saturées, nocives à long terme pour l’homme.
(Le lait des baleines et des autres mammifères marins vivant en eau froide contient 50% de graisses qui apportent au baleineau l’énergie pour survivre dans ces lieux hostiles.)

Les Sucres: aussi sont différents. Le principal sucre du lait est le Lactose 40 g/l chez la vache, 70 g/l chez l’Homme. IL existe encore des mystères concernant ce sucre ; C’est dans le lait humain qu’il est le plus abondant, chez le cheval on en trouve 50 G /l et chez l’otarie 0 g /l. Il semble exister une relation inverse très forte entre la maturation du cerveau à la naissance et le taux de lactose. L’Etre humain a un cerveau très immature à la naissance ; Son autonomie physique est nulle tandis que l’otarie possède déjà un cerveau de capacité proche de l’adulte. La vache est intermédiaire et le cheval un peu moins mature.
Curieusement cependant, la suppression du lactose de l’alimentation de certains nourrissons ne semble pas entrainer de troubles du développement ni aucune pathologie. Le lactose est un dimère formé d’une molécule de Glucose (le sucre du raisin) très répandu associée à une molécule de galactose sucre présent uniquement dans le lait et que l’Homme ne sait pas fabriquer ; on appelle ce genre d’élément un élément « essentiel » en biologie. Pourquoi le lactose est –il si abondant dans le lait sans qu'on puisse facilement lui trouver une utilité? La Nature ne s’encombre habituellement pas d’objets inutiles. Bizarre !

Le caractère « Ruminant » de la vache a une conséquence capitale :

Pour que la digestion d’un ruminant soit efficace, il faut que son rumen soit un nid à microbes, parasites, champignons, virus qui « digèrent » l’herbe mâchée. Le lait de vache favorise le développement des microbes dans l’intestin du petit veau, ce qui lui permettra de ruminer efficacement ensuite. Il facilite donc les infections. Tous les producteurs de lait connaissent parfaitement ce problème et le combattent dès la traite. Ceci explique pourquoi le lait de vache se conserve mal à l’état naturel. Il faut le réfrigérer, le pasteuriser ou le stériliser. Le lait de jument ou d’ânesse, animaux non ruminants, est moins dangereux mais rare.

L’intestin humain fonctionne différemment. Il contient beaucoup moins de bactéries. Le lait maternel est plutôt stérilisant. Il facilite le développement d’une flore très différente.

Le lait maternel contient également des sucres complexes, assez mystérieux, du Fer très assimilable, des anticorps et des cellules immunocompétentes ainsi qu’une foule de composés dont l’utilité reste à préciser.

On comprend vite que chaque espèce de mammifère a « son lait », résultat d’une adaptation durant plusieurs millions d’années . Et, jusqu’à preuve du contraire, la sélection naturelle favorise « le meilleur ».

Par un travail de haute volée, les industriels ont adapté le lait de vache à l’homme ce qui rend bien des services même si ce n’est pas parfait.

Utilisation du lait de vache chez les nourrissons :

Une première tentative "sérieuse" semble a lieu vers 1780 à l’Hôpital des enfants trouvés à Paris (Saint Vincent de Paul, maintenant). En raison de la pénurie de nourrices, on fait venir une vache. Les bébés meurent presque tous de gastroentérite en raison de la contamination du lait. Mais cela continuera longtemps.
Les campagnes pour abandonner ces pratiques sont violentes :











Affiche de la Croix Rouge américaine

Il a faut attendre la pasteurisation pour donner aux enfants du lait propre. Cela prend du temps et l’utilisation courante du lait de vache est effective après la Grande Guerre (14-18)


"Le lait humain, c’est pour les petits bébés
Le lait de vache, c’est pour les petits veaux"


Mais on peut très facilement l'adapter  pour l'utiliser dès 9 mois sous la forme de:

Le lait de croissance-maison : utilisé avec succès pendant 25 ans à mon cabinet:
Lait de vache demi écrémé, stérilisé, pasteurisé ou bouilli 
dilué jusqu'à 2 ans  (1/3 d'eau et 2/3 de lait) 
enrichi d'une farine pour bébé: une cuillerée dose pour 50 ml  de lait (dans un biberon de 200 ml on met donc 4 doses).
Cela fait parfaitement l'affaire. Et c'est  6 à 10 fois moins cher. Pourquoi dépenser plus pour le même résultat .


« Dit Papa, et le lait des pingouins c’est comment ? » R : C’est mal étudié et puis les pingouins ça n’a pas de lait. T’as déjà vu un bébé pingouin qui tète? C’est la rentrée, tu demanderas à la maitresse »
PS : Le Dr Gamin indique qu’il n’y aura pas de sujet sur le lait de pingouin mais il répondra s’il y a des questions. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » Cependant il faut nuancer car en 2012, on a trouvé du lait dans le gosier de certains oiseaux !!

Références :

Dr Gamin : L’allaitement durant la première année de la vie (Mémoire)
Marie-Claude Delahaye : Tétons et tétines, histoire de l’allaitement. Ed. Trame way. C’est un livre extraordinaire.
Pour la science : L’évolution Rien ne l’arrête ! (Dossier- avril-Juin 2009)
Pr. Henri Lestradet : communication personnelle
The Pediatric Clinics of North America : Breastfeeding I et II, N° 48 1 et 2 févr. et Av. 2001 Ed. Saunders

Voir aussi:
L’allaitement au biberon : quel lait choisir ?
L’allaitement au sein
Diversification de l’alimentation du nourrisson. 

Mots clés: alimentation, animal, baleine, Homme, Mère, infection, lait, nourrice, nourrisson, Nutrition, otarie, ruminant, vache


                               mise à jour le 08/01/2017

     Retour au sommaire

lundi 31 août 2009

L’allaitement au sein


-->
Vous attendez un bébé, comment le nourrir ?
Cette série abordera en plusieurs chapitres les thèmes suivants :
L’allaitement au sein
Comparaison des différents laits animaux ou, pourquoi le lait humain est il mieux adapté à l’Homme ?

L’allaitement au sein :
En France, contrairement à la plupart des autres pays, l’allaitement au sein n’a pas la cote.

C’est une histoire très ancienne qui remonte à plus de deux siècles :
Il y a fort longtemps, on avait recours à des « nourrices » pendant deux ou trois ans avec un résultat parfois catastrophique. L’allaitement au sein restait de toute façon le seul moyen de survie des bébés. La femme, en particulier au XIX ème siècle avait, dans les milieux huppés, un statut de « représentation ». Actuellement on dirait « femme-objet ». Cette histoire a perduré et reste sans doute l’une des raisons de la mauvaise vogue de l’allaitement au sein.
De grands efforts souvent maladroits ont été faits pour l’encourager. Le plus maladroit se manifeste lors de l’accouchement : on fait parfois pression sur la maman pour qu’elle donne le sein. Parfois, elle s’y résout et c’est le plus souvent un fiasco.
Car la décision de nourrir son enfant au sein est prise bien souvent très tôt, soit avant, soit au début de la grossesse.

Les raisons avancées pour ne pas allaiter sont multiples :
« Cela ne me disait rien », « j’ai vu ma mère, ma tante … c’était affreux », « je ne voulais pas ressembler à une vache à lait », « c’est mauvais pour les seins ». « Ce n’est pas pratique on ne peut rien faire, on est bloqué chez soi. »

Les raisons pour allaiter sont plus simples :
« Je ne sais pas, c’est comme ça, quand on a un enfant… », « Je n’y ai pas pensé, c’est naturel », « c’est meilleur pour l’enfant » «c’est pratique on peut aller partout » et plus rarement ;
« J’ai lu, j’ai regardé sur Internet et j’ai pensé que c’était mieux »

Il faut arrêter de stresser les mères avec ces histoires d’allaitement. Une mère doit allaiter si elle le souhaite, sinon elle donnera des biberons. Les fabricants de lait font de très bons laits pour les bébés.

La maman choisit donc d’allaiter :

Cet allaitement ne se fait pas toujours sans difficulté. Il faut aider la maman. Une consultation chez le pédiatre une semaine à 10 jours après la sortie de maternité est très utile.

Principales informations utiles lorsqu'on allaite :

Il n'y a pas de bonne méthode pour allaiter. Touts les méthodes sont bonnes si l'enfant et la maman sont contents. Par contre, s'il y a un souci, on peut se rapprocher d'un système classique.









Ayez une montre molle, plus souple car Bébé vit à son rythme

1. La mode est à l’allaitement à la demande, mais il faut nuancer car le bébé demande à téter sans arrêt et la maman se fatigue. J’explique donc que c’est en effet « à la demande » mais « à la demande des deux ». Il faut négocier. Si Bébé a bien tété, il attendra … l’heure de la tété suivante.

2. La composition du lait varie au cours d’une tétée. Au début «c’est de l’eau », cela désaltère, à la fin «c’est de la crème », cela nourrit. Pour se nourrir, il faut téter "la crème", avoir faim. Il faut donc attendre un peu entre deux tétées. L’intervalle est variable et sans grande importance entre 2 et 12 heures. Si Bébé a faim, il tétera bien, l’eau, puis la crème et il sera rassasié pour un moment. Et quand on tète, on tète, on ne discute pas, on ne raconte pas sa vie. «Bébé, on ne parle pas la bouche pleine ! »

3. On ne réveille pas un bébé qui dort. « Mais on ne dort pas en mangeant ! »

4. Il faut faire des tétées courtes : 10 minutes pour un sein, un quart d’heure pour les deux . L’enfant prend presque tout durant les cinq premières minutes. Le reste, c'est de la relation mère enfant, c'est personnel. Cette façon de faire, ménage les seins et donne plus de temps à la maman, pour faire des câlins ou autre chose. Et quand on tète, on tète, on ne discute pas, on ne raconte pas sa vie. « Quand c’est l’heure c’est l’heure ! »

5. On ne pèse pas Bébé pour savoir ce qu’il prend. On observe le double menton, les cuisses, l’aspect général.

6. La maman allaitera le temps qui lui conviendra : une seule tétée parfois -c’est un début- et le premier lait contient 50% d’anticorps, un jour, une semaine ,3 mois, deux ans. Il est inutile de décider à l’avance. Quand ça ne va plus, on arrête. Ainsi, la maman reste sur une bonne impression. Comme elle sait qu’elle peut arrêter à tout moment, elle ne stresse pas.

Plus tard elle racontera à ses amies qu’elle a allaité à son rythme et sans doute celles-ci allaiteront plus sereinement.


Une mère doit allaiter seulement si elle le souhaite.


Image: Montre molle S.Dali:

"La montre molle est une invention de Salvador Dali, particulièrement adaptée aux horaires souples et aux journées élastiques, mais inutilisable quand les temps sont durs."
Marc Escayrol


Voir aussi
L’allaitement au biberon : quel lait choisir ?
Le lait de vache, c’est pour les petits veaux !

Diversification de l’alimentation du nourrisson.

 Mots clés: alimentation, mère, allaitement, nourrisson, Nutrition, sein, tétée




                Retour au sommaire

dimanche 30 août 2009

L’allaitement au biberon : quel lait choisir ?

 
L’allaitement au biberon est également appelé « allaitement artificiel ». Ceci est abusif car le lait en poudre n’a rien d’artificiel. Certes ce n’est pas un mode aussi naturel d’alimentation que « donner le sein » mais cela fonctionne très bien dans les pays riches où l'achat de poudre ne ruine pas la famille et où l'eau est de qualité.
Quelques informations :
Le lait en poudre, c’est du lait de vache, modifié car le lait de vache c’est pour les petits veaux. (voir le chapitre consacré à ce sujet)
Le lait est écrémé pour supprimer les graisses saturées nocives qui sont remplacées par des graisses végétales. Le taux des protéines est diminué pour se rapprocher du lait humain. Le taux de lactose (« sucre » du lait au goût non sucré) est adapté pour une meilleure tolérance.
La composition des laits pour nourrissons est très encadrée (par la loi) et très surveillée .
La technologie de fabrication des laits est complexe. Ainsi, malgré l’abondance des marques il n’existe en Europe que 5 ou 6 fabricants, d’envergure le plus souvent internationale. Ils ont tous soumis aux mêmes règles.
Quel lait choisir ?
Vaste question
Il existe beaucoup de laits tous faits à partir de poudre de lait de vache (près de 200 marques!) dont les différences sont modestes :

 Les "laits" de relais avec l'allaitement maternel. Sont-ils utiles ? J'ai un doute. On s'en passait très bien avant.
Les laits 1ers et 2 eme âge de base. Ils se ressemblent tous et ont la même composition. On peut choisir en fonction du prix, de la disponibilité chez son vendeur ou de considérations personnelles. Bébé ne verra pas la différence. Ils conviennent à la plupart des bébés
Les laits « confort » ou « AR » = antireflux . Ils sont épaissis pour éviter les remontées de laits. Ils ne sont justifiés qu’en cas de reflux important. Ils peuvent parfois constiper l’enfant ce qui n’est pas mieux .
Les laits « transit » pour les bébés constipés. Souvent riches en lactose, ils peuvent entrainer des « coliques ».
Les autres : il y en a tellement que moi-même pédiatre avec une longue formation en nutrition, j’ai de la peine à suivre.
.Laits de soja : très en vogue à l’époque de la « vache folle » ils sont passés de mode.      

NB: Les laits de Soja ou de Riz, en brique ne contiennent  pas  naturellement du calcium, sauf si le fabricant en a ajouté. Il faut vérifier. L'appellation "lait" est ici une escroquerie!! dangereuse: prudence à tout âge.
.Laits pour bébés goulus ! C’est un peu comme si on nous donnait de la "choucroute enrichie" si on a très faim!! Pourquoi compliquer? si on a faim on mange plus.
.Lait HA ou hypoallergéniques : un bon concept au départ mais un fiasco car ils provoquent plus de coliques, sont chers et pour un bénéfice discutable. Utiles pour des compléments épisodiques en cas d’allaitement maternel.
 .Le lait "dit de Riz" adapté au bébé, ne nécessite pas d'hydrolyse des protéines du riz car il n'y a pas d'allergie croisée avec celle des vaches. Il mérite d'être essayé en cas d'allergie, car il est souvent bien toléré et beaucoup moins cher.
.Laits fortement hydrolysés sont réservés à la prescription médicale pour des pathologies particulières. 

 .Les laits d'autres animaux sont d'emploi plus difficile car ils sont soit rares ou d'une composition trop variable. Le lait de jument souvent cité, est rare et cher car la jument est délicate à traire et ne fournit que 200 ml à chaque traite.


On Choisira donc le plus souvent un lait 1er ou 2 ème âge de base. On peut changer de marque mais pourquoi, si Bébé est content.


Pour les grands, dont la nourriture est variée. à partir de 9 ou 12 mois:

Le lait de croissance-maison : utilisé avec succès pendant 25 ans à mon cabinet:
Lait de vache demi écrémé, stérilisé, pasteurisé ou bouilli
dilué jusqu'à 2 ans  (1/3 d'eau et 2/3 de lait)
enrichi d'une farine pour bébé: une cuillerée dose pour 50 ml  de lait (dans un biberon de 200 ml on met donc 4 doses).
Cela fait parfaitement l'affaire. Et c'est  6 à 10 fois moins cher. Pourquoi dépenser plus pour le même résultat .

Les "laits de croissance" du commerce sont en réalité excellents pour la croissance de la trésorerie des fabricants dont la puissance marketing est grande !!I ls sont enrichis en Fer qui est mal absorbé et en vitaminé C que l'on trouve partout dans l'alimentation.e.Mais beaucoup de personnes préfèrent la facilité apportée par ces laits, malgré leur prix incompréhensible.Les laits de croissance sont une brillante réussite commerciale !!



Quoiqu’il en soit il reste préférable, si on le peut, de choisir l’allaitement au sein, qui est plus économique, plus pratique (85 % des mères le disent) et sûrement meilleur pour le bébé


voir aussi:
Le nouveau né : les premiers jours à la maison 
L’allaitement au sein
La diversification de l'alimentation
Le lait de vache, c’est pour les petits veaux !
           
                                             Mise à jour le 19/03/2017

                Retour au sommaire

jeudi 27 août 2009

La grippe A(H1N1) quoi de neuf ?

Selon les derniers bilans, l’OMS (12 aout 2009) fait état de 177457 cas dans le monde avec 1462 décès. Cette estimation sous estime sans doute la réalité car tous les cas ne sont pas signalés. En France métropolitaine, un peu plus de 12000 cas ont été recensés avec deux morts chez des sujets porteurs du virus et présentant par ailleurs des facteurs de risque.
Ces chiffres donnent deux informations importantes :
  1. La contagiosité de la grippe A(H1N1) actuelle est faible :
J’en tiens pour preuve l’épidémie de grippe de la fin du mois de janvier 2009 due à un virus différent mais également de type A(H1N1) qui était très contagieux : en une seule semaine, j’avais vu chez l’enfant 200 cas. Les symptômes étaient toujours les mêmes, très forte fièvre, toux, nez qui coule, parfois le blanc de l’œil assez rouge, et une grande fatigue. L’épidémie a été très brutale. Quelques cas le vendredi et 200 cas la semaine suivante puis tout s’est arrêté d’un coup. Le diagnostic était très facile car les enfants grippés étaient si fatigués qu’ils étaient couchés dans les bras de leurs parents. Il n’y a eu aucune hospitalisation parmi ces cas ni aucune complication. Par contre l’Hôpital avait enregistré des cas de sinusites en particulier d’ethmoïdites et un cas de mastoïdite qui sont des affections potentiellement sévères. Par bonheur tous les enfants ont guéri.
  1. La gravité est normale, voire faible :
Le taux d’hospitalisation pour la grippe actuelle est faible, la mortalité également. Le traitement par les antithermiques (Paracétamol essentiellement) permet d’attendre la guérison spontanée qui survient en moins d’une semaine. Les antiviraux peuvent aider dans « les cas à risque ».
Quid de l’avenir ? Malheureusement je ne suis pas voyant et je ne sais pas lire dans le marc de café. Dommage.
Les prédictions actuelles : un automne difficile, un nouveau virus plus virulent, une aggravation de la maladie liée à des mutations, un vaccin inefficace car le virus aura changé.
La réalité : Personne ne sait prédire l’avenir. Le rôle des instituts sanitaires est d’anticiper le pire sinon à quoi serviraient-ils ?
La situation bien réelle est que jusqu’à maintenant, l’épidémie est discrète, le virus est peu virulent, la mortalité est faible.
Bien sûr la période automno-hivernale est habituellement plus favorable à la grippe et aux maladies des voies aériennes en général. Donc prévoyons des mouchoirs en papier.
Peut-on éviter la grippe ?
La grippe est contagieuse essentiellement par les particules expulsées lors d’une toux.
Il faut chaque fois qu’on le peut limiter la contamination, en diminuant le nombre de virus disponibles :
Evitez de vous trouver dans des lieux fermés où tout le monde tousse mais ce n’est pas toujours possible. Comment éviter le métro, le bus, le tram ?
Utiliser des mouchoirs si vous toussez et les autres feront de même.
Lavez-vous les mains fréquemment, surtout si vous toussez. Vous contaminerez moins votre entourage.
Le Vaccin
Il est en préparation, Les essais cliniques ont commencé. On saura dans quelques semaines s’il génère des anticorps (un critère d’efficacité) . Il sera probablement disponible cet automne, mais qui devra se faire vacciner ?
Cette grippe est donc jusqu’à présent une grippe simple comme la plupart des autres. Je suis optimiste et je pense que cette année, elle le restera.

« En pensant à tout cela il ne faudrait pas oublier que le fléau évitable le plus mortel reste le tabac, devant le Sida et les autres maladies. »

Bébé est arrivé

Vous avez un bébé !
C'est nouveau et cela change votre vie, c'est normal. On était deux et on est trois dans le meilleur des cas. Commençons par le meilleur des cas : papa, maman, bébé

Bébé est tout nouveau, il change notre univers et a des exigences immédiates. Il a faim, il pleure, il veut dormir, il pleure. Il trouve sa couche sale, il pleure; Il veut des câlins que fait t-il ? Un bébé prend de la place. Certains essayent de prendre toute la place. De plus parfois on ne comprend rien. On est perdu. C'est normal.

Pas de soucis : on reste calme si on peut ou on fait semblant. D’autres avant nous y sont arrivés. Alors on va y arriver.
Que va t-il manger ?
Sein, biberon ?
Pourquoi pleure t-il ?
Va t-on y arriver ? Oui Bien sûr

Vacances




Mais oui, les toubibs sont aussi en vacances quand il fait beau. Donc il faut parfois être patient. D'ailleurs, ce site n'a pas vocation à régler des problèmes urgents, ni à se substituer à votre médecin traitant que vous devez impérativement consulter si vous n'avez pas la situation en main. Ce site ne peut que vous donner des informations générales et vous permettre d'avoir un peu plus confiance en vous, si votre enfant va bien.
Bonnes vacances à tous et profitez bien des fantastiques qualités de vos enfants !
Et apprenez leur peu à peu ce que vous savez. D'abord en les touchant, puis en leur parlant, en chantant. Le langage est un outil génial pour le développement et chaque adulte parle très facilement sans y penser. Parlez à votre bébé.
Pas de vacances pour le langage.

samedi 25 juillet 2009

Les questions sur un nouveau sujet c'est ici!

Bonjour, ceci est un espace où vous pouvez poser des questions de pédiatrie sur des sujets non traités sur le site.
Pour les sujets déjà traités, merci de vous reporter à la bonne page.
Dans la mesure de mes compétences, j’essayerai de répondre, parfois partiellement à vos questions.
Même lorsque je connais la réponse, il me faudra le plus souvent faire des travaux de recherche bibliographique, ce qui prend du temps et de l’énergie,  « mais un site sérieux est un site sérieux »
Travailler pour des hyper-anonymes n’est pas gratifiant. C’est pourquoi je vous demande de vous identifier (un pseudo suffit!).

Allez-y. C’est à vous. Si la fenêtre commentaire n'est pas apparente cliquez sur "commentaires"
Dr Gamin
PS Je rappelle que je ne donnerai pas de consultations personnelles